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Collez une liste d’ingrédients relevée sur un emballage : l’outil rend la famille de chaque nom et sa position dans l’ordre déclaré. Il ne note rien, ne classe rien en bon ou mauvais, et n’affirme aucun effet. L’ordre est décroissant jusqu’à un pour cent, libre en dessous.

L’essentiel

  • Les premiers noms structurent le produit ; la fin de liste ne se hiérarchise pas et ne permet aucune conclusion de quantité.
  • Une base en « Sodium + huile + ate » identifie un savon au sens strict, quel que soit le vocabulaire du packaging.
  • « Alcohol » seul est un solvant, « Cetearyl Alcohol » un alcool gras de consistance : le raccourci entre les deux est l’erreur de lecture la plus répandue du secteur.
  • Un ingrédient marqué non répertorié signale une lacune du lexique, pas une anomalie du produit.

Périmètre Cet outil identifie des familles d’ingrédients sur un cosmétique. Il ne donne aucune concentration, aucun effet, et ne se substitue à aucun avis médical. Les produits d’entretien relèvent d’un autre régime d’étiquetage, traité sur entretien de la maison.

Lire une liste INCI sans jouer au chimiste

Analyser une liste

Trois repères qui servent vraiment

Une liste INCI se lit avec quelques règles simples, et beaucoup moins de vocabulaire qu’on ne le croit. Ces trois-là couvrent la majorité des cas rencontrés sur un savon, un shampoing ou une lessive.

  • L’ordre compte, jusqu’à un point. Ordre décroissant obligatoire au-dessus de 1 %, libre en dessous. Les premiers noms structurent le produit, les derniers ne se hiérarchisent pas entre eux.
  • Un savon se reconnaît à sa base. « Sodium Olivate », « Sodium Cocoate » : le nom latin de l’huile transformé en « -ate » indique une saponification. Un produit lavant sans aucune de ces bases n’est pas un savon au sens strict, quel que soit le mot sur le carton.
  • « Alcohol » et « Cetearyl Alcohol » n’ont rien à voir. Le premier est un solvant, le second un alcool gras de consistance. Le raccourci entre les deux est l’erreur de lecture la plus répandue du secteur.

Que faire de ce résultat

Une liste annotée n’est pas une conclusion. Elle sert à poser les bonnes questions au bon endroit, et trois d’entre elles se traitent immédiatement.

Regardez les cinq premiers noms, pas la liste entière

Au-dessus de 1 %, l’ordre est décroissant et obligatoire. Ce sont ces premiers ingrédients qui décrivent la structure du produit ; la fin de liste ne se hiérarchise pas et ne permet aucune conclusion de quantité.

Identifiez la base avant tout le reste

Une base en « Sodium + huile + ate » indique une saponification. Son absence indique un produit lavant construit autrement, quel que soit le mot employé sur le carton. C’est la distinction la plus utile du rayon, et elle se lit en trois secondes.

Notez le format et la date sur votre relevé

Une formule change sans que l’emballage change. Une composition relevée sans son format exact ni la date du packaging ne se recoupe pas six mois plus tard, et ne vaut donc rien comme point de comparaison.

Ce que ce calcul ne couvre pas

Un outil qui ne dit pas où il s’arrête laisse croire qu’il ne s’arrête nulle part. Voici les limites de celui-ci, énoncées avant que vous ne les rencontriez.

Lire une liste est un geste, pas une fin : il prend son sens produit par produit. Le sujet est traité en entier sur Hygiène du quotidien.

  • Aucun effet, jamais — l’outil identifie des familles. Il ne dit pas ce qu’un ingrédient fait à une peau, et ce site ne le dira pas davantage : cela relève d’un dermatologue ou d’un pharmacien.
  • Aucune concentration — la nomenclature ne donne pas de dosage. Un ingrédient présent à 0,1 % et un autre à 0,9 % occupent la même zone de la liste sans qu’on puisse les départager.
  • Un lexique volontairement court — il couvre les familles des produits lavants et d’hygiène courante, pas l’inventaire CosIng complet. Un « non répertorié » signale une lacune du lexique, pas une anomalie du produit.
  • Les détergents ne suivent pas les mêmes règles — un produit ménager relève du règlement (CE) n° 648/2004, dont l’étiquetage diffère de celui des cosmétiques. Sa liste n’est pas toujours une liste INCI complète.

Questions sur la méthode

L’outil dit-il si un produit est bon ou mauvais ?

Non, et c’est délibéré. Il nomme des familles et donne des positions. Un score attribuerait un effet à un ingrédient sorti de son contexte, de sa concentration et de son usage — ce site décrit ce que contient un produit et ce que le fabricant en déclare, jamais ce qu’il produit comme effet.

Que faire d’un ingrédient marqué « non répertorié » ?

Le chercher dans la base CosIng de la Commission européenne, qui fait autorité sur la nomenclature et les fonctions déclarées. Le lexique de cet outil couvre les familles courantes des produits lavants, pas l’inventaire complet.

Pourquoi demander le format et la date de relevé ?

Parce qu’une formule change sans que l’emballage change. Une composition sans le format exact ni la date du packaging sur lequel elle a été lue ne se recoupe pas six mois plus tard. Ces deux champs sont facultatifs et servent uniquement à dater votre propre relevé.

Ma liste est-elle envoyée ou conservée quelque part ?

Non. Elle transite dans l’adresse de la page, l’analyse se fait à l’affichage, et rien n’est écrit sur le serveur ni transmis à un tiers.

Puis-je analyser une lessive ou un produit ménager ?

Oui pour l’identification des familles, mais avec une réserve : les détergents relèvent du règlement (CE) n° 648/2004, dont les règles d’étiquetage diffèrent de celles des cosmétiques. La liste affichée sur un produit ménager n’est pas toujours une liste INCI complète.

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